Carton rouge pour médiocratie notoire !
Je n'en reviens tout simplement pas !
Comment, madame Christine Saint-Pierre, ministre de la Culture, a-t-elle pu en arriver à un tel amalgame : déclarer que le port du carré rouge est une manifestation «de violence et d'intimidation» ? Je ne vois là que soumission servile à la politique d'un gouvernement dont le seul objectif est de semer un climat de peur… afin d'obtenir un maximum de votes lors des très prochaines élections. Une telle attitude de la part de l'actuel premier ministre ( premier sinistre, en ce qui me concerne désormais) ne me surprend guère. Mais de la part d'une femme, ancienne journaliste, pour laquelle j'avais le plus grand respect, une telle prise de position s'avère désolante et inquiétante. Comment peut-elle afficher publiquement un tel mépris pour Fred Pellerin, lui qui fait rayonner une image du Québec autrement plus heureuse que celle qui nous est imposée par ce gouvernement et son infâme loi 78 ?
Ce qui est certain, face à une telle attitude qui s'avère comme un mépris de plus de ce gouvernement à l'égard des citoyens qui se comportent en accord avec leurs convictions, c'est que je vais continuer à arborer un carré rouge encore plus visible, n'en déplaise à madame Saint-Pierre et à ses collègues ! Ma «violence et mon intimidation» seront celles de la conscience et du refus de la soumission à un gouvernement en mal de démocratie à qui j'accorde un carton rouge pour médiocratie notoire.
Ce qui est certain maintenant, c'est le souhait que nous dressions à la face de cette honte nos sourires, la force de nos convictions, celle de notre croyance en la beauté de ce Québec, en la justice et, surtout, en l'intelligence des humains de savoir faire le choix de la vie plutôt que celui de l'ennui. Bonne retraite, monsieur Charest !
