L’écrivain

Grand Nord - Jacques Pasquet

 

«Je vis, j'ai vécu jusqu'à aujourd'hui, ce dont je suis heureux, et j'espère encore vivre demain car la vie est bien la plus fabuleuse des histoires que l'on écrit jour après jour.»


Écrire. Un choix de vie avant tout. Pourquoi ? Parce que c'est, probablement, ce que je sais faire de mieux : poser un autre regard sur le monde et les êtres, à travers le filtre de mon imaginaire. Puis, au fil des années, écrire est également devenu un engagement. Celui de faire confiance à la sensibilité et à l'intelligence des enfants en abordant des sujets auxquels ils sont eux aussi confrontés : la guerre, l'environnement, les injustices sociales, etc.

Mais pour l'écrivain que je suis, il n'est pas question de faire oeuvre de réalisme pur dans le traitement de ces sujets. C'est là que se situe mon travail de création : tisser le lien entre des réalités tangibles et un univers où la poétique de l'imaginaire trouve tout son sens.  Je ne me pose donc pas, nécessairement, la question d'une écriture spécifique à la littérature de jeunesse. Ce qui me guide, tant dans les thèmes abordés que dans le style, c'est bien plus une sensibilité à l'enfance qu'un modèle narratif. 

 

À PARAÎTRE

Les épices cent goût, éditions d'Orbestier, France, (2018)


BIBLIOGRAPHIE  RÉCENTE  

Mon Amérique à moi, in Montréal, j'ai quelque chose à te dire, Édition de l'Isatis, (2017)


Marie-Victorin, un botaniste hors du commun 

biographie, collection Bonjour l'histoire, Éd. de L'Isatis (2016)

 

Personnalité hors du commun, Marie-Victorin demeure un de ces pionniers qui ont su mettre leurs passion au cœur de leur vision du Québec et de sa culture. Botaniste ayant mis en lumière la flore du Québec, éducateur et défenseur de la langue française, il a légué au Québec moderne un de ses joyaux : le Jardin botanique de Montréal. 

 

 

Ça suffit, roman-jeunesse, Dominique et compagnie, coll. Roman Lime, 2011

Le Saint-Laurent


Éditions Bayard-Canada
Collection Découvrons les fleuves
2015

Parce que nous oublions trop souvent la beauté de ce fleuve. Parce que nous ne réalisons plus à quel point cette voie navigable, l'une des plus importantes au monde, est à la source même de notre histoire et de notre quotidien. Parce qu'il est fondamental de le protéger des risques environnementaux qui le menacent.

 

 

 

Ça suffit, roman-jeunesse, Dominique et compagnie, coll. Roman Lime, 2011

George-Étienne Cartier, père de la confédération


Éditions de l'Isatis
Collection Bonjour l'histoire
2015

 

Il est l'un de ceux qui ont rêvé et fondé le Canada. Mieux connaître sa vie et les raisons qui l'ont mené à donner forme à son rêve, c'est également mieux comprendre notre histoire.

 

 

Ça suffit, roman-jeunesse, Dominique et compagnie, coll. Roman Lime, 2011

La naissance du Saint-Laurent, in Des grands chefs et des écrivains


Éditions Quatrième mât
2014

 

C’est d’abord l’histoire d’une rencontre, celle entre 16 chefs et 16 écrivains célébrant la diversité des produits de notre terroir et de notre littérature. Longeant le fleuve Saint-Laurent, de Montréal à la Gaspésie, ce livre nous fait découvrir la richesse d’une gastronomie qui n’a rien à envier à personne.


 

Sans titre

Étienne Brûlé, coureur des bois


Roman-jeunesse
Éditions de l'Isatis
Collection Bonjour l'histoire
2013

La vie étonnante d’un jeune garçon débarqué en Nouvelle-France à l’âge de seize ans avec Samuel de Champlain. La curiosité, le courage et le goût de l’aventure de ce coureur des bois en feront un personnage important de notre histoire.


 

Ça suffit, roman-jeunesse, Dominique et compagnie, coll. Roman Lime, 2011

Ça suffit !


Roman-jeunesse
Dominique et compagnie
Collection Roman Lime, série Petit-Loup
Illustrations Jean Morin
2011

Un récit sur la différence.

«Quand l'imaginaire s'empare aussi finement d'une réalité qui blesse, le bonheur de lire fait oublier momentanément le reste. Cette histoire touchante encourage la réflexion.» (Carole Filion, Lurelu, Hiver 2012, n.3)

 


 

 

Ça suffit, roman-jeunesse, Dominique et compagnie, coll. Roman Lime, 2011

Mots doux pour endormir la nuit, images poétiques pour un oreiller

Livre-disque, poésie
Éditions Planète Rebelle
Illustrations Marion Arbonna
Musique Étienne Loranger 
2011

 

Parce que la poésie des mots peut envelopper de douceur les images, les rêves et les songes qui tissent les paysages nocturnes.

Commentaires sur le livre, par Alice

Vidéo d'une Matinée de conte à la Librairie Monet, Montréal, le 11 décembre 2011, dans le cadre du salon du livre jeunesse

* Finaliste du Prix TD 2012 du Canadian Children's Book Center

Mots doux pour endormir la nuit est un magnifique recueil de poèmes destinés aux enfants de tous les âges. Dans une langue splendide, Jacques Pasquet traite avec simplicité de thèmes chers à la poésie (ex. : les rêves, la nuit, etc.), mais aussi du quotidien des enfants. Les illustrations de Marion Arbona se marient magnifiquement aux textes qui nous mènent dans un monde imaginaire réconfortant. Ces poèmes sont également mis en musique par Étienne Loranger et récités par l’auteur sur un CD qui accompagne le livre. Une œuvre idéale pour un coin d’écoute dans une classe afin de faire (re)découvrir la poésie aux enfants. De plus, à travers ces poèmes très courts, les élèves pourront s’initier au plaisir de dire et de réciter de la poésie. Ce livre est en lice pour le prix TD de littérature canadienne pour l’enfance et la jeunesse.

L'AVIS DE RICOCHET

D’abord, remarquons le titre : endormir la nuit et non pas endormir l’enfant. Différent comme angle, non? Joli prélude à l’originalité. D’ailleurs, avant même d’ouvrir le livre, on y sent déjà un peu une atmosphère de doux délire avec sur cette page couverture un gamin endormi, assis sur un nuage, la tête confortablement appuyée dans la lune-oreiller. 
Composé de 16 poèmes, Mots doux pour endormir la nuit nous entraîne dans un imaginaire tendrement fantaisiste, un peu insolite, pas assez pour avoir des cauchemars , mais juste assez pour faire monter en surface quelques rêves chatoyants. 
Même si Jacques Pasquet écrit pour les tout-petits, il ne craint pas d’aborder des thèmes plus abstraits (le temps qui passe…) ou d’avoir recours à ellipse, écrivant un poème entier sur la naissance des étoiles de mer, sans jamais les nommer. 

L’auteur ne cherche pas ici la rime à tout prix, mais sa poésie se déploie de façon mélodieuse, parfois musicale. Le ton varie au fil de ce recueil où la nuit prend des teintes poétiques et rassurantes. Dans « Pied de nez », on passe du contemplatif au coquin. Dans « À l’envers » (imprimé à l’envers dans le livre!), on est plutôt en mode interrogation. Ce poème se distingue d’ailleurs par cette question d’une absurdité exquise : « Le soleil a-t-il peur du noir? ». Par son élégant dépouillement, le poème « Soleil couchant » tire vers le haïku.  

 

 

Ça suffit, roman-jeunesse, Dominique et compagnie, coll. Roman Lime, 2011 Coucou Bébé

Album
Éditions de l'Isatis
Illustrations Manon Gauthier
2011

L'histoire, presque vraie, d'une maman et de son bébé.

 

Ça suffit, roman-jeunesse, Dominique et compagnie, coll. Roman Lime, 2011

Le Père Noël démissionne

Roman-jeunesse, hors collection
Éditions Hurtubise HMH
Illustrations Anne Villeneuve
2011 

Et il n'est pas le seul à démissionner. Dans ce roman j'ai voulu mettre en lumière, avec humour et tendresse, ma propre démission face à cette période vidée d'une partie de son sens et de ses traditions au profit d'une désolante course à la surconsommation sous prétexte de cadeaux. 

 

 

Ça suffit, roman-jeunesse, Dominique et compagnie, coll. Roman Lime, 2011

Mon île blessée

Éditions de l'Isatis
Illustrations Marion Arbonna
Montréal 2010
Traduit en espagnol aux éditions Petra Ediciones Mi Isla Herida (Mexique) 
Traduit en italien aux éditions EMI  La mia isola ferrite (Italie)

Traduit en anglais aux éditions Orca Book Publishers Wounded Island (Canada-États-Unis)

Publié en France aux éditions Bilboquet (2014)

Un récit basé sur une réalité : la question des conséquences liées aux bouleversements climatiques. Une communauté Inuit d'Alaska voit son mode de vie et son avenir menacés par la fonte des glaces et du pergélisol.

* Sélection Baula 2010 du Ministère de l'Éducation du Mexique

 

Avec Mon île blessée, Jacques Pasquet aborde un sujet rarement exploité dans la littérature jeunesse, soit le réchauffement climatique. Et pourtant, ce sujet d’actualité mérite qu’on lui accorde une place de choix ailleurs que dans les médias et dans des essais très sérieux, loin des oreilles et des yeux des adultes de demain. Car c’est dès maintenant qu’il faut faire prendre conscience aux jeunes de ce qui est déjà en cours. Tout de suite qu’il faut leur parler de glaciers qui fondent.

C’est pourquoi l’album Mon île blessée est un titre important et nécessaire à l’heure où il nous faut nous impliquer et demander des lois et des gestes concrets de la part des instances gouvernementales, et l’appui des citoyens dans ce dossier « chaud » (toutes mes excuses pour le jeu de mots).

Le cri d’Imarvaluk, jeune Inuit vivant sur une minuscule île près du cercle polaire, quelque part ente la Russie et l’Alaska, est un véritable appel au secours afin de sensibiliser les plus jeunes. Quel enfant, en effet, ne se sentira pas interpellé en constatant la détresse d’une petite fille dont la maison doit être déplacée parce que l’île sur laquelle elle est posée est grugée de toutes parts par un terrible monstre né du réchauffement de la planète?

Jacques Pasquet sait à la fois toucher et expliquer. Marion Arbona, quant à elle, a su créer le temps de quelques planches des personnages dont on s’éprend immédiatement et des scènes qui font écho à ce que vit la jeune Inuit, dont l’univers est en train de basculer. Un superbe album.

www.lalitoutsimplement.com

 

 

Ça suffit, roman-jeunesse, Dominique et compagnie, coll. Roman Lime, 2011

L'Étoile de Sarajevo

Éditions Dominique et compagnie
Illustrations Pierre Pratt
Montréal, 2009

L'album qui, pour moi, a marqué un changement dans ma démarche d'écriture. Un récit abordant une réalité : l'enfance confrontée à la guerre. Probablement mon texte le plus abouti jusqu'à maintenant puisqu'au fil des mots, le coeur y a rejoint la raison.

L'étoile de Sarajevo, discussion

* Sélection White Raven 2009 de l'IJB (Bibliothèque Internationale de Jeunesse) de Munich (Allemagne)

* Finaliste du prix TD 2009 du Canadian Children's Book Center

* Finaliste des prix littéraires 2009 du Gouverneur Général du Canada

* Finaliste du prix Marcel-Couture 2009 du Salon du livre de Montréal

* Lauréat du prix illustration 2009 du Salon du livre de Trois-Rivières

Commentaire

Le sujet de la guerre, bien que fort présent chez les auteurs français, n’est cependant pas pour autant absent des publications québécoises. En effet, l’éditeur Dominique et Compagnie a frappé drôlement fort avec la parution de L’étoile de Sarajevo, à l’hiver 2008. Dans cette histoire, magnifique de surcroit, les évènements sont décrits par une fillette qui attend son père, lequel tarde à rentrer. Elle parle des orages, maintenant bien plus forts que ceux d’avant et qui n’entraînent pas toujours la pluie… Elle parle des promenades du dimanche, avant que le mur de briques les empêche de se promener librement… Elle parle des sorties à la pêche qu’elle faisait avec son père, alors qu’ils croquaient ensemble un morceau de fromage…

La guerre, on la comprend à demi-mot à travers le texte de Jacques Pasquet, puisqu’avec tous les euphémismes utilisés, rien n’est dit explicitement, tout est sous-entendus inquiétants, livré dans une poésie bouleversante. « Les monstres ont dévorés les rêves et déchiré les mémoires qui habitaient les livres », écrit-il, évoquant ainsi la destruction de la bibliothèque de Sarajevo. La fillette, bouleversée et en quête d’un divertissement qui ramènera un sourire dans la noirceur de sa vie, décide de tenter l’aventure à l’extérieur. Sur son chemin, elle rencontrera un vieil homme. Alors que « plus personne n’a le cœur aux histoires » et que « les bruits de la guerre prennent trop de place et étouffent les mots », il partagera avec elle les images qui tranquillement se dessinent dans sa mémoire. La tendresse dans un monde dévasté par la guerre, apparaît comme essentielle, et pourtant, si simple…

Comme l’a écrit Jade Bérubé dans La Presse : « La fin ouverte permet toutes les interprétations, ce qui fera sans doute plaisir aux parents, laissés libres de choisir une finale selon le degré d’émotivité de l’enfant ». Parce que, disons-le, la dimension émotionnelle de ce livre est ce qui le démarque de belle façon de tous les autres ouvrages sur le sujet. 
Josée-Anne Paradis, librairie Pantoute

 

Ça suffit, roman-jeunesse, Dominique et compagnie, coll. Roman Lime, 2011

Contes absurdes pour délier la langue

Livre-disque
Éditions Planète rebelle
Montréal, 2009

Parce que le plaisir des mots et la richesse de la langue peuvent ouvrir à cette fantaisie délirante et absurde qui donne une couleur réjouissante  aux récits. 

Voici un charmant livre-CD de contes absurdes qui nous vient du Québec. Jacques Pasquet part d’expressions courantes (« Qui va à la chasse perd sa place », « Le bonheur ne tient qu’à un fil », …) pour nous raconter de manière vivante quatre histoires délicieusement loufoques. Un village qui a perdu ses places, un enfant né sans oreilles, un pays qui voit ses habitants sombrer dans une grande morosité et un petit singe trop sage qui se révolte et ne dit plus que des âneries. Ces situations qui peuvent sembler improbables dénoncent en fait les comportements désolants de l’humanité. Une réussite magnifiée par la musique intrigante d’Étienne Loranger et les dessins naïfs de Lou Beauchesne.

Blog Jeune Public de Point- Culture ( Médiathèque de Liège-Belgique ) juin 2013

 

Ça suffit, roman-jeunesse, Dominique et compagnie, coll. Roman Lime, 2011 Le courage de la jeune Inuit

Éditions Albin Michel
Illustrations Patricia Reznikov
Collection Contes de sagesse
Paris, 2003

En hommage aux femmes Inuit côtoyées lors de mes années dans le Grand-Nord, et à toutes les femmes qui les ont précédées, j'ai créé cette histoire racontant l'origine d'une tradition propre aux femmes Inuit : la chant de gorge.

 

 

Ça suffit, roman-jeunesse, Dominique et compagnie, coll. Roman Lime, 2011

Comment l'ours blanc perdit sa queue

Éditions Les 400 coups
Illustrations Alain Reno
Montréal 2003 

Un classique de la vie de Nanouk, l'ours polaire, mais dans une version inédite.

 * Finaliste des prix littéraires 2004 du Gouverneur Général du Canada

 

Ça suffit, roman-jeunesse, Dominique et compagnie, coll. Roman Lime, 2011 Immaaluk, quelque jours chez Quara et Kunuk

Éditions Pierre Tisseyre
Illustrations Gérard Frischeteau
Collection Papillon
Réédition
Montréal, 2009

Récit de la vie quotidienne de deux enfants Inuit du Nunavik dans les années 1950

 

Ça suffit, roman-jeunesse, Dominique et compagnie, coll. Roman Lime, 2011 Paroles de terroir
Livre-disque
Éditions Planète rebelle
Montréal, 2008

Contes populaires et récits de terroir de ma région natale, sans oublier ma grand-mère et ses vaches.

 

Ça suffit, roman-jeunesse, Dominique et compagnie, coll. Roman Lime, 2011

Grand Nord, récits légendaires Inuit

Éditions HMH
Collection Atout
Montréal 2004

Recueil de mythologies et de récits des origines du monde Inuit.

 

Ça suffit, roman-jeunesse, Dominique et compagnie, coll. Roman Lime, 2011

La naissance du Goéland, conte Inuit

Éditions de l'Isatis
Illustrations Pierre Houde
Collection Korrigan
Montréal, 2004

Une légende Inuit traditionnelle

 

Ça suffit, roman-jeunesse, Dominique et compagnie, coll. Roman Lime, 2011

Contes Inuit de la banquise

Éditions d'Orbestier
Château d'Olonne
France, 2000

 

Récit d'un voyage au Nunavik qui intègre des contes traditionnels à la découverte de la réalité contemporaine du mode de vie Inuit.

 

 

Questionnaire d’auteur : Jacques Pasquet

 

Objet : un questionnaire d’auteur, quelque part entre ceux de Proust et de Pivot. Contenu : une quarantaine de questions, générales ou indiscrètes.Consigne : choisissez-en une dizaine, celles qui vous interpellent. Notre invité littérature jeunesse pour février : Jacques Pasquet.

Comment êtes-vous devenu lecteur ?

Parce qu’un jour, un de mes professeurs nous a fait partager de façon vraie et personnelle, loin de toute visée didactique, sa passion pour Albert Camus en nous lisant L’étranger. C’est en l’écoutant lire et nous faire part de ses réactions et émotions que j’ai découvert la richesse de ce que pouvait être la lecture.

Enfant, que lisiez-vous ?

Je lisais peu. Et lorsque je lisais, c’était des bandes dessinées de type comics. Des histoires de cow-boys et d’indiens, les aventures de Buck Danny ou de Michel Vaillant et, surtout, celles des Pieds Nickelés, peut-être parce qu’ils n’étaient pas les personnages les plus sages que l’on puisse imaginer. J’aimais aussi lire régulièrement mes revues Spirou et Mickey.

 

Quel genre de lecteur êtes-vous ?

Cyclique, curieux. J’aime pratiquer la lecture buissonnière et butiner hors de mes habitudes de lecture pour y faire des découvertes.

Quel qualificatif décrirait votre bibliothèque personnelle ?

Rassurante

Comment êtes-vous devenu auteur ?

Rien ne me destinait à écrire et à publier. Je n’ai jamais rêvé, enfant et même adulte, de devenir écrivain. Disons que c’est le hasard d’une part et, probablement, le fait d’avoir côtoyé les auteurs jeunesse pendant plusieurs années en tant qu’animateur faisant découvrir et connaître leurs œuvres aux jeunes Québécois.

 

Pourquoi êtes-vous devenu auteur ?

La réception de mes deux premiers albums a été un encouragement à poursuivre. J’y ai ensuite pris un plaisir évident. En écrivant, j’ai découvert une partie de moi-même que j’ignorais.

Pour vous, qu’est-ce que la création ?

Un moyen de pouvoir exprimer ce que je perçois du monde dans lequel je vis, de donner une couleur particulière à ma pensée. C’est, pour moi, une raison d’être qui me réconforte et me stimule.

Votre œuvre est-elle marquée par un thème récurrent ?

À l’origine, non. Mais, ces dernières années, j’ai réalisé que ce qui traversait mes textes était souvent une façon de présenter aux enfants certaines réalités du monde dans lequel ils grandissent et dont ils seront un jour des citoyens. Mais ce qui demeure fondamental dans cette démarche, c’est de ne jamais m’éloigner de l’enfance, et c’est là que le pouvoir de l’imaginaire prend toute sa place dans mon travail.

 

Quelles sont vos principales influences ?

Roald Dahl, Gianni Rodari, Erich Kästner et Jacques Prévert

Quel écrivain appréciez-vous pour sa démarche créatrice ?

Le Clézio

Quel regard posez-vous aujourd’hui sur vos premiers livres ?

Affectueux, ému et bienveillant.

Quelle importance donnez-vous à l’aspect matériel de vos livres ?

Une grande importance, particulièrement dans le cas des albums. Je suis un amoureux de l’illustration. Mais au-delà de cet intérêt personnel pour l’image, il y a chez moi la passion des beaux livres. Un album doit être le fruit d’un travail collectif dans lequel le texte, l’illustration, le graphisme et la mise en page doivent se combiner et s’harmoniser pour offrir au lecteur un bel objet à voir, à lire et à garder.

 

Quel livre pour la jeunesse offririez-vous à un adulte ?

Difficile à dire. Il y a tant de superbes livres. Mais si j’avais à le faire, j’essaierai d’abord de cerner ce que cet adulte pense de la littérature de jeunesse et je lui offrirai alors le livre qui pourrait le plus le déstabiliser par rapport à sa perception. Pourquoi ? Pour aller plus loin.

Qu’est-ce qui vous anime dans le fait d’écrire pour le jeune public ?

Le sentiment que je fais peut-être œuvre utile de ma vie.

Selon vous, pourquoi avons-nous besoin des livres pour enfants ?

Pour cultiver le rêve et enraciner l’imaginaire comme l’un des petits bonheurs de l’existence, quel que soit notre âge.

 

Quel personnage de fiction aimeriez-vous rencontrer ? Que lui diriez-vous ?

Le Lapin d’Alice au pays des merveilles. « Arrête de courir comme ça, tu vas finir par te rendre malade ! »

Qu’est-ce qui vous contrarie ?

Moi-même, bien souvent.

Outre la littérature jeunesse, quelle forme d’expression vous intéresse ?

La parole conteuse

Y a-t-il une citation qui vous interpelle ?

« Si ce que tu as à dire n’est pas aussi beau que le silence, alors tais-toi.  » Hélas, je n’y arrive jamais !