Une sécurité en échange d’un sacrifice !

Quand l’indécence atteint son comble, il est à se demander ce qui anime les politiciens lorsqu’ils arrivent au pouvoir. Comment Jean-François Lisée peut-il assumer de tels propos ? Comment André Boisclair peut-il afficher un tel sourire béat à la face des québécois ? Comment madame Marois peut-elle faire preuve d’un tel manque de jugement et de sensibilité pour prendre une décision aussi injustifiable qu’injuste ?

 

Alors que les banques alimentaires sont désespérément vides ; alors que les scandales de corruption mettent en évidence comment les nantis savent contourner le système pour s’enrichir ; alors que la précarité devient monnaie courante pour une bonne partie de la population ; alors que des travailleurs et des travailleuses vivent dans l’incertitude de garder leur emploi ; alors qu’on demande aux citoyens ordinaires de se serrer la ceinture, ce gouvernement nous lance à la face un tel affront digne de l’époque des rois !

 

Quel sacrifice monsieur Boisclair est-il tenu de faire ? Il faut faire montre d’une inconscience totale des réalités de la plus grande partie de la population et y ajouter un égocentrisme sans borne pour oser faire une telle demande. Il faut accepter de maintenir ce comportement de «copinage» pour accéder à une telle demande. Que messieurs Boisclair et Lisée ainsi que madame Marois viennent donc essayer d’expliquer aux gens d’Hochelaga-Maisonneuve ou aux travailleurs de Gaspésie et d’Abitibi ce qui justifie qu’on offre une retraite à vie de 170 000 $ à quelqu’un qui n’aurait aucun mal à se retrouver de l’emploi. Quelle belle enveloppe brune maquillée ! Pour moi, désormais, le parti Québécois n’est plus digne de ce Québec qu’il prétend représenter. Pour moi désormais, c’est la honte qui qualifie ce parti auquel j’ai cru.

 

Monsieur Boisclair, je n’éprouve aucune sympathie pour votre sacrifice.

Monsieur Lisée, je suis profondément déçu de votre complicité dans cette décision digne d’une monarchie.

Madame Marois, je ne vous reconnais plus la stature d’une première ministre qui souhaitait gouverner autrement.

 

Jacques Pasquet, citoyen ordinaire qui, comme les autres, doit se débattre au quotidien.